La chambre de Paris

Aujourd’hui petite illustration qui accompagne ce texte, réalisé pour m’entraîner à l’écrit de français. L’objet d’étude était l’argumenatation, et la consigne, alléchante 🙂 :  »   A son arrivée à la Chambre de Paris, le narrateur, sous le coup de l’émotion, prend la parole à la tribune pour faire part de son indignation et plaider pour plus de justice sociale. « 

 

 

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Tout n’est que misère. La société française est gangrenée par l’injustice ; gangrenée par l’égoïsme ; gangrenée par la précarité.

J’en appelle à toutes les hautes autorités de l’Etat : nous ne pouvons plus supporter une telle situation, nous ne pouvons plus admettre que certains de nos frères français meurent de faim.

Il est intolérable, qu’au XIXème siècle, certains de nos compatriotes succombent de la pauvreté et surtout, il m’est inconcevable que d’autres, bien plus heureux, mènent une existence dénudée de toute inquiétude sans même avoir seulement conscience de tous ces miséreux victimes de l’iniquité sociale.

 

Nous n’avons pas fait la Révolution pour en arriver au rétablissement des privilèges ! Nous n’avons pas fait la Révolution pour être à nouveau les esclaves du système ! Le prolétariat n’a pas donné de son sang pour se retrouver irrémédiablement enchaîné ! Le peuple ne s’est pas soulevé pour pâtir à nouveau des inégalités qu’il dénonçait !

 

L’injustice existe ! Elle est bien palpable !  Je n’évoque même plus un débat politique lors duquel s’affronteraient des idéologies toutes utopistes et loin d’être équilibrées. Toute politique est extrémiste comme toute religion est une secte. Non ! Je parle de mesures concrètes qu’il est plus qu’urgent de mettre en œuvre, qu’il est plus que pressant de mettre en place. Dont l’application urge. On ne peut plus attendre ! Nous pouvons, ensemble, montrer au Monde que la France n’a pas oublié les valeurs qu’elle défendait quand l’Humanité fit d’elle le pays des droits de l’Homme. Nous pouvons prouver que nous ne craignons pas de prendre le parti des faibles. Nous n’avons pas peur de défendre les exploités !

 

Sommes-nous indépendants de l’argent ? Oui ! Alors démontrons-le ! Sommes-nous indépendants de toute corruption ? Oui ! Alors prouvons-le ! Nous sommes indépendants de tout, sauf de nos cœurs. Ce sont nos cœurs qui gouvernent et ces cœurs n’acceptent pas de voir hommes, femmes et enfants mourir de la famine.

 

J’appelle à ce que vous votiez tous la loi Wladeck-Rousseau !

J’appelle à la création dans les plus brefs délais des syndicats ! Ils constitueront le premier pas vers un dialogue social qui permettra d’accéder à plus d’équité entre patrons et ouvriers.

 

J’appelle à prendre des décisions courageuses face à la situation catastrophique du logement. Daumard décrivit ce drame social avec beaucoup de vérité : « un effroyable entassement populaire où la densité et la saleté de l’habitat a converti la ville en un amas de pierrailles sans air et sans lumière ». Ce n’est pas acceptable !

 

J’appelle à un allègement du rythme de travail qu’impose le capitalisme nouvellement instauré ! Quinze heures quotidiennes et harassantes méritent plus qu’un salaire de subsistance !

 

J’appelle à la charité ! J’appelle à la générosité ! J’appelle à la solidarité !

 

Un homme ne doit pas survivre ! Il doit vivre !

 

Ayez la sagesse : rappelez-vous l’humanité.

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