Les Sirènes #3

Ô mer, toi que je sens frémir

A travers la nuit creuse,

Comme le sein d’une amoureuse

Qui ne peut pas dormir ;

Le vent lourd frappe la falaise…

Quoi ! si le chant moqueur

D’une sirène est dans mon cœur

Ô cœur, divin malaise.

Quoi, plus de larmes, ni d’avoir

Personne qui vous plaigne…

 Tout bas, comme d’un flanc qui saigne,

 Il s’est mis à pleuvoir.

Les Contrerimes : Nocturne, Paul-Jean Toulet

sirène 4

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